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Devenir apporteur d'affaires

Ce que demande réellement l'apport d'affaires : un carnet, une phrase, une discipline. Et la différence entre en faire un métier et le pratiquer entre pairs.

On devient apporteur d'affaires sans diplôme, sans agrément et sans inscription à un ordre : l'activité n'est encadrée par aucun statut propre. La vraie question n'est donc pas comment on le devient, mais ce qu'il faut avoir pour que ça marche. Cette page répond à la seconde, depuis ce que nous observons entre les membres du Lille Leaders Meet.

Les trois choses qu'il faut avoir

Un carnet, pas un fichier. Des gens qui décrochent quand vous appelez. Une liste de contacts achetée ne produit aucun apport, parce que personne au bout du fil ne vous doit un retour.

Une phrase par personne. Savoir dire en une phrase ce que fait chacun de vos contacts, et quel problème il règle. C'est cette phrase qui circule, pas la carte de visite.

De la régularité. Une mise en relation se produit quand une occasion croise une mémoire fraîche. Les deux ne se commandent pas, elles se provoquent en voyant les mêmes personnes souvent.

En faire un métier

Si l'apport devient une activité habituelle et rémunérée, elle se déclare, elle se facture, et chaque relation se contractualise : objet, événement qui déclenche le paiement, mode de calcul, durée, et sort des affaires en cours à la fin. Les secteurs diffèrent trop pour qu'une fourchette de commission ait un sens, et nous n'en publions pas : nous n'en avons mesuré aucune. Pour le cadre juridique et fiscal, voyez un juriste et un comptable, pas un club d'entrepreneurs.

Le pratiquer entre pairs

C'est l'autre voie, et de loin la plus fréquente. Aucune facture, aucun contrat, aucune commission : des dirigeants qui se connaissent assez pour se recommander, et qui le font parce qu'ils se revoient.

Ce qui circule alors n'est pas de l'argent, c'est de la réputation. Celui qui recommande engage la sienne, donc il ne recommande que ce dont il est sûr. C'est ce qui rend ces mises en relation plus efficaces que les autres, et plus rares.

Comment ça se passe chez nous

Un membre déclare l'apport qu'il a reçu, celui qui l'a fait le voit apparaître, et le score alimente le classement de la saison. Un apport confirmé compte, un apport signé compte davantage. Rien ne se facture.

Le mécanisme et les trois conditions d'une recommandation qui part sont détaillés sur notre page sur l'apport d'affaires entre dirigeants, et le vocabulaire sur la page de définition. Pour croiser les personnes avant de pouvoir les recommander, le rendez-vous est le premier vendredi du mois : les dates sont ici, et le déroulé d'une soirée là.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour devenir apporteur d'affaires ?

Non. L'activité n'est encadrée par aucun statut propre, ni diplôme, ni agrément, ni inscription à un ordre.

Quel statut juridique choisir ?

Si l'apport devient habituel et rémunéré, l'activité se déclare et se facture. Le choix de la forme dépend de votre situation : voyez un comptable, pas un club d'entrepreneurs.

Quelle commission demander ?

Les secteurs diffèrent trop pour qu'une fourchette générale ait un sens, et nous n'en publions pas faute d'en avoir mesuré une. Ce qui compte est que le mode de calcul soit écrit avant le premier apport.

Peut-on apporter des affaires sans être rémunéré ?

C'est la forme la plus courante entre dirigeants d'un même réseau. Ce qui circule est de la réputation : celui qui recommande engage la sienne.

Par où commencer ?

Par savoir dire en une phrase ce que fait chacun de vos contacts et quel problème il règle. C'est cette phrase qui circule, pas la carte de visite.